Quand la nature nous appelle…

 

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Moments privilégiés de partages et de découvertes, les balades en pleine nature, on aime.

La marche en plein air nous ressource. C’est souvent l’occasion de longues discussions, main dans la main ; le temps de paroles sur la vie ; le moment où chacun décharge les tensions accumulées dans la journée ou la semaine. On se sent apaisé et on prend le temps de l’échange.

Parfois, c’est une conversation inachevée, une interrogation ou un problème non résolu qui surgit de manière inattendue. C’est un peu comme si le corps se libérait lentement et laissait l’esprit vagabonder au gré de ses pensées. Un flux continu d’images, de mots et de sensations vécus défile dans la tête de l’enfant. Soudain, l’esprit s’arrête et l’enfant exprime alors à l’oral ce qui lui traverse la tête. Il nous en fait part et nous sommes à l’écoute pour lui répondre.

La nature est propice à ce genre d’échanges. Pendant la promenade, la relation parent-enfant est plus intime et plus forte. Peut-être sommes-nous plus disponibles pour écouter l’enfant, moins accaparés par notre quotidien. Le temps est ralenti, mais pas le cours de nos pensées…

C’est aussi le temps de l’apprentissage. L’enfant découvre, il s’intéresse à chaque petite chose insolite qui attire son attention. Souvent les adultes associent la promenade à une marche rythmée et régulière vers un but à atteindre. Mais l’enfant, lui, court, s’arrête, observe, touche, sent, repart en marchant, s’arrête à nouveau… Si on le suit dans son excursion, la promenade sera bien souvent très courte en distance, mais d’une richesse incroyable d’un point de vue sensoriel !

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L’enfant remarque et observe la petite bête ou le petit objet insignifiant à nos yeux. Il s’interroge, pose des questions, veut comprendre comment s’organise cette nature. Et si l’on se remet à son niveau d’enthousiasme et que l’on se laisse guider par nos sens et notre imaginaire, la balade prend une tout autre forme…

 

 

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Land art

Art éphémère, en lien avec la nature, le land art est une de nos activités favorites lors de nos promenades. Que l’on soit en forêt, au bord de l’eau, sur une plage, dans un parc… et quelle que soit la saison, on s’y adonne avec beaucoup de plaisir !

Un temps pour se ressourcer.

Les filles entrent souvent assez vite dans leurs compositions. Les garçons ont besoin de temps pour décharger leur énergie. Ils vont explorer l’endroit, grimper dans un arbre, lancer des galets dans l’eau, courir… Puis, peu à peu, ils s’apaisent. Ils observent, ils s’inspirent des filles et commencent à chercher des éléments. Et dans un élan de création, ils les posent, les agencent et commencent à leur tour leurs compositions.

Finalement, chacun est concentré sur son œuvre… Un temps de créativité, de calme. On est dans la nature et on travaille avec la nature. On se recentre, on prend le temps, on écoute, on regarde, on touche, on sent, on manipule, on crée…

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Nous pratiquons cet art depuis de nombreuses années. Les premiers temps, ou avec les plus jeunes, je commence à composer. Ils me regardent ramasser, disposer, agencer les éléments naturels. Et puis, rapidement l’envie d’exprimer leur propre créativité prend le dessus. Ils laissent libre cours à leur imagination et ils se mettent à produire une œuvre, parfois seul, à deux ou toute la fratrie ensemble.

A plusieurs, cela nécessite de la discussion, de l’argumentation. Il faut se mettre d’accord sur l’agencement. Mais c’est aussi une aide pour les plus jeunes ou les moins inspirés afin de trouver le moteur vers la création.
Quand on travaille seul, chacun est dans son monde intérieur, en lien avec la nature, concentré pendant de longues minutes sur sa création.

Puis, petit à petit, on revient dans le monde extérieur, on contemple notre réalisation, on la partage et on admire celles des autres. L’art est éphémère… Le vent souffle déjà sur les feuilles qui s’envolent. Demain ou dans quelques jours, tout aura disparu. Mais pendant ce moment privilégié, on a pris du plaisir à créer en composant avec la nature. Quelle joie et quelle satisfaction pour chacun d’avoir créé un chef d’œuvre !

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Vacances dans la Drôme

Ne pas aller à l’école nous donne droit à bien des avantages comme partir en vacances en dehors des périodes scolaires et bénéficier d’une affluence restreinte, de tarifs avantageux et d’une attention particulière lors des visites de sites.

Nous voilà dans le nord de la Drôme, au cœur d’une petite vallée du Royans dans un gîte en pleine nature au milieu d’une ferme.

Ce lieu est un paradis pour enfants : un grand terrain, un portique, des jeux extérieurs, une table de ping pong… Mais ce qui plaît le plus aux enfants ce sont tous les animaux présents sur le site : chiens, moutons, ânes, chevaux, poules…

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Quand on arrive à convaincre les enfants qu’il y a plein d’autres choses à voir et visiter dans le coin, nous allons découvrir la région.

  • le jardin ferroviaire de Chatte : créé il y a presque trente ans par un amoureux des trains, ce jardin miniature est une pure merveille. Un petit jeu de piste permet aux enfants de partir à la recherche d’indices et même les adultes se prennent au jeu.
  • le village de Pont en Royans, bourg médiéval avec ses maisons suspendues aux façades colorées qui dominent la Bourne.
  • l’ascension pédestre jusqu’à l’ancienne tour féodale des « Trois Châteaux » qui offre un magnifique panorama (650m de dénivelé).
  • une séance de pêche à la Guinguette du pêcheur, on est sûr de ne pas revenir bredouille ! Et le repas a été délicieux !
  • la Cascade Verte au bord de la Vernaison, d’où on peut également rejoindre la Cascade Blanche qui se trouve dans Pont en Royan.
  • la Grotte de Choranche, on avait déjà visité la grotte il y a quelques années, alors on a juste parcouru le sentier pédagogique (gratuit) qui permet de découvrir le site, de profiter d’une belle vue sur la vallée et même rentrer dans une petite grotte.
  • et puis bien sûr, de nombreuses randonnées dans cette nature sauvage…

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Ce n’est qu’un petit aperçu de ce qu’offre la région. Il y a beaucoup d’autres endroits sur le plateau du Vercors, mais en ce début du mois de mai, il y a encore pas mal de neige et la plupart des sites sont trop enneigés.

 

 

 

Les petits jardiniers au potager…

Ce matin, attirés par la douceur des beaux jours et l’envie de jardiner, mes deux plus jeunes ont participé à un atelier de jardinage. L’occasion de partager un bon moment avec d’autres amis, de mettre les mains dans la terre et de découvrir ou redécouvrir quelques notions comme rempoter une fleur, reconnaître les légumes, observer leurs semis, utiliser les bons outils…

Deux heures d’échanges, de manipulations et de questionnements pour une sensibilisation aux cycles de la nature, aux cycles des saisons, un éveil aux sens, un partage entre petits et grands autour de la nature. Et peut-être inciter les parents à commencer un petit bout de potager avec leurs enfants. Car le jardinage offre bien plus qu’un simple éveil à la nature. Il est même à la source de nombreux d’apprentissages pour les enfants :

– Être en contact avec la nature et l’observer : la nature a ses propres lois et l’équilibre entre toutes les espèces peut être fragile. Les plantes ont des besoins, interagissent entre elles et avec leur environnement. Pour respecter ces besoins, il est nécessaire d’être attentif et de déduire du résultat obtenu les actions à mener. Être dans la nature, c’est aussi toucher, sentir, goûter… Être à l’écoute et ressentir de nouvelles sensations.

– Comprendre les cycles de vie : de la graine à la graine, toutes les étapes de la vie sont abordées. Suivre l’évolution d’une plante permet aussi de comprendre l’importance d’avoir de solides racines pour grandir. L’enfant, observe saison après saison, la répétition et la continuité du cycle.

– Apprendre la patience : chaque étape de la croissance nécessite un temps plus ou moins long qui va de quelques jours à plusieurs semaines. Ce temps nécessaire au développement de la plante est immuable et l’enfant devra attendre. Une lenteur parfois absente de notre société de plus en plus encrée dans l’instantané.

– Anticiper : pour le bon déroulement de toutes ces étapes, il faut prévoir à l’avance certaines actions, savoir à quel moment il faut faire ses semis pour qu’ils soient prêts à la bonne période de plantation. Anticiper aussi sur l’organisation du potager ou de la forêt comestible, en fonction de la taille des espèces, de leur compatibilité, de leur besoin en eau ou en lumière…

– Connaître la botanique : il est nécessaire d’étudier l’anatomie des plantes, savoir quelle partie de la plante est comestible (la fleur pour le brocoli, les racines pour la carotte, les feuilles pour la salade, les bourgeons pour le chou de Bruxelles, les tubercules pour la pomme de terre…), comment récupérer les graines, connaître les besoins de chaque plante, apprendre à les reconnaître et savoir leur nom…

– Connaître l’origine de son alimentation : l’enfant apprend par conséquent d’où vient une grande partie de son alimentation, comment elle est produite, goûte dans le potager de nouveaux légumes, peut approfondir quelques notions simples pour une alimentation équilibrée.

– Faire une activité physique au grand air : en plus de se nourrir mieux, l’activité de jardinage offre la possibilité à l’enfant de mouvoir son corps, de se dépenser physiquement et d’apprendre les bons mouvements pour préserver son dos par exemple. Respirer à l’air libre en toute saison.

– Travailler la motricité fine : le jardinage nécessite aussi une bonne maîtrise de certains gestes et de contrôler ses mouvements :  faire attention aux petits plants, utiliser les outils de jardinage, tailler, rempoter, manipuler la terre lors des semis…

– Apprendre à travailler avec soin : des activités précédentes découle l’apprentissage du soin par rapport aux plantes, mais aussi dans l’entretien de ses outils de jardinage.

– Acquérir le sens des responsabilités : l’enfant doit suivre son potager (arrosage des plantes, désherbage, entretien de son matériel…) s’il veut obtenir des résultats.

– Accepter l’échec : il arrive qu’il soit confronté à l’échec. Parfois la récolte n’est pas fameuse, ou les plantes ne poussent pas même s’il a fait de son mieux et qu’il a essayé de respecter leurs besoins. La nature donne, mais peut aussi garder. L’enfant devra accepter ses lois..

– S’émerveiller et partager : il sera ravi lorsqu’il pourra observer les premières feuilles de la graine germée ou qu’il pourra ramasser sa première récolte.  Ce sera aussi l’occasion pour lui de partager et d’offrir à son entourage sa production.

La liste peut encore être prolongée… Jardiner, c’est aussi prendre du temps ensemble et vivre en suivant la nature…

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Une visite à la mare

Avec notre groupe d’IEF, nous sommes allés observer la vie dans une mare. Le site est assez sauvage puisqu’il est situé dans une réserve naturelle proche d’un étang.

Une activité passionnante pour les enfants (et même pour les adultes !), car la vie grouille dans ces petits point d’eau.
Mais il est également possible d’observer les petites bêtes dans des flaques ou des eaux stagnantes…
 

 

Il ne faut pas grand chose comme matériel : quelques bocaux transparents pour récolter des échantillons d’eau à analyser, une ou deux loupes, éventuellement une épuisette, de quoi noter.
Il suffit juste de prélever un peu d’eau de la mare en allant chercher dans les bords ou dans la vase, on y trouve une multitude d’espèces vivantes.

 

Les enfants sont généralement ravis de « pêcher ». Ils découvrent avec intérêt toute cette faune presque invisible et grouillante, et se prennent très vite au jeu si la mare est riche en biodiversité. En ce moment, ce n’est pas la période la plus propice, mais nous avons pu quand même récolter de nombreuses espèces.

Pour les plus grands, on peut approfondir avec une clé de détermination (ici ou ) des larves, insectes et autres bestioles récoltées, voire même les dessiner et noter ses observations sur un carnet. Cet écosystème est très riche et permet de mettre en évidence les relations entre les espèces vivantes animales et végétales (notion de chaîne alimentaire).

 

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En 2009, les enfants avaient réalisé un élevage de têtards et étudié le cycle de la grenouille à la maison. Ils avaient noté leurs observations sur la métamorphose du têtard :
1 mois : têtard sans patte
2 mois : les pattes postérieures poussent
3 mois : les pattes antérieures poussent

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La nature crée son oeuvre…

Petite promenade matinale ce matin au bord du lac…

Nous découvrons le long du chemin bordé de roseaux de magnifiques sculptures de glace dont la transparence et la brillance sont dessinées par les rayons du soleil. Les enfants sont émerveillés par la beauté et l’esthétique de ce décor naturel. La nature a créé son propre land art…

Et l’Homme n’aurait pas su faire mieux de ses propres mains. Dommage les photos ne restituent que partiellement la magie et la beauté de ces œuvres.

Arrêt sur image. Le temps est comme suspendu : les petites stalactites inclinées par le vent sont comme figées dans le paysage. Le tableau évolue d’heure en heure et le temps façonne ses sculptures au gré du vent et de la chaleur du soleil. Et dans quelques jours, tout aura disparu. Créations éphémères. Féerie de la nature…