Dessin coopératif, le début d’une entente et le plaisir de créer ensemble…

La première semaine de vacances officielles, a été chez nous un peu allégée. Pas d’activités musicales ou sportives, et un travail formel moins dense le matin.

Et par ces jours pluvieux et maussades qui n’en finissent pas, il y a un besoin urgent de trouver une occupation posée, qui pourrait divertir la fratrie tout en se passant des écrans qui ont vite tendance à être la solution de facilité.

Finalement, je n’ai pas initié grand chose, si ce n’est leur sortir un paquet de vieilles feuilles grand format (40 x 60 cm). Et les grandes feuilles… Eh bien, il faut du temps pour les remplir !

D’abord, chacun dans leur coin, ils commencent à tracer de gros dessins qui demandent quand même un peu de temps de coloriage. Puis rapidement, comme la feuille est grande, ils dessinent à deux : la feuille se remplit plus vite, avec plus de détails, et la créativité est plus riche !

Cette réalisation fait germer dans la tête des enfants une idée de création commune à partir d’une grande feuille. Une deuxième est venue se coller à la première, puis une troisième…

Ce qui a débuté sur la table de la cuisine, a rapidement continué sur le sol pour des raisons de commodité. Chacun s’affaire à sa tâche et rempli son espace. On discute, on parlemente, on se met d’accord.

Les petites mains s’appliquent à colorier avec soin.

Au fur et à mesure de l’avancement du projet, les idées fusent et s’entrecroisent. Chacun donne son avis, propose, argumente. La création qui n’était au départ que prétexte à dessiner et colorier, prend sens. Les feuilles s’ajoutent et la frise s’agrandit…

Le réchauffement climatique vu par des enfants.

La frise débute à l’époque des dinosaures, avec une végétation dense, des sommets enneigés, quelques animaux de cette ère et une grotte.

La scène 2 se déroule pendant la préhistoire, au moment de l’apparition des Hommes. La végétation y est encore abondante, les Hommes chassent les animaux et ramassent dans la nature des fruits, la grotte est devenue un abri pour une famille.

La scène 3 raconte le Moyen-Age avec ses chevaliers, ses princesses, son château fort. Les Hommes s’emparent peu à peu du territoire au détriment de la nature. La végétation diminue peu à peu.

Dans la scène 4, apparaissent les moyens de transport (une calèche) ; la forêt est de plus en plus clairsemée, la neige a commencé à fondre en haut des montagnes. La végétation est davantage structurée, l’homme modèle le paysage.

Nous arrivons ensuite à notre époque, avec l’exploitation de la montagne, des sommets qui ont perdus leur neige, des routes, des immeubles et des transports motorisés, et une végétation qui a été quasiment détruite. Peu de couleurs…

La dernière scène est une vision du futur avec des bâtiments colorés aux formes arrondies et à l’architecture originale sur lesquels la végétation colonise à nouveau lentement le milieu. Les voitures volent, il n’y a plus de routes…

Une belle composition qui a pris forme à plusieurs mains au fur et à mesure de l’inspiration de chacun…

 

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Le voyage, source intarissable d’apprentissages…

Qu’apprend-on en voyage ?

Le voyage au long court est une source inépuisable d’apprentissages. Pour un enfant, c’est une adaptation au sens large, la possibilité de développer une grande tolérance face à un quotidien toujours changeant. C’est aussi découvrir des peuples et des pays aux coutumes différents, et affiner tous ses sens. Il grandit, s’autonomise, s’organise et se construit dans des univers très variés.

L’article ci-dessous, paru dans le CSN de décembre 2015, bulletin pour l’instruction en famille de l’association CISE (Choisir d’Instruire Son Enfant) développe quelques points de ces apprentissages que l’enfant acquiert et qui lui seront utiles au cours du voyage, et dans sa vie future pour s’adapter au monde de demain.

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