Quand la lecture devient plaisir…

Il me reste encore quelques mystères à résoudre concernant l’apprentissage de la lecture. J’ai quelques éléments de réponse sur le sujet, mais je cherche encore à percer le mystère de cette passion, presque innée, qu’ont certains enfants pour la lecture, quand d’autres n’y prennent pas plus de plaisir que ça, voire s’en désintéressent totalement.

 

J’ai appris à lire à trois de mes enfants, le quatrième ayant appris à l’école lors d’une petite réintégration de deux ans en CP et CE1. Cet apprentissage a été laborieux pour lui, en partie à cause de problèmes de visions qui n’ont été réglés qu’en CE1, mais aussi à cause du décalage avec les enfants de sa classe qui avaient tous effectué leur année de GS avec le maître de CP. Boy2 est arrivé en cours d’apprentissage puisqu’il n’était pas scolarisé l’année de GS.

Il n’aime pas lire, ce qui n’est pas une grande surprise vu les difficultés qu’il a rencontrées quand il a appris. Il a maintenant 12 ans, et ne montre toujours pas un quelconque intérêt pour cette activité, hormis quelques BD. Se rend-il compte consciemment ou inconsciemment de notre attente ? Sûrement…

Concernant les trois autres, ils ont tous appris à la maison, avec la même méthode, sans trop de difficulté et à leur rythme. Les filles aiment lire, mais Boy3 n’est pas un grand fan de lecture. Cet apprentissage a été un peu perturbé lors de notre voyage d’un an à travers le monde, car nous avions peu de livres en français pour lecteurs débutants à lui proposer. Ça peut être un début d’explication.

Pour Girl 1, la lecture a été rapidement une occupation de premier choix quand elle avait entre 5 et 8 ans. Dès qu’elle a su déchiffrer ses premiers mots, elle prenait du plaisir à lire des histoires à ses deux petits frères, qui se montraient très patients. Et elle s’est mise à « dévorer » de plus en plus de pages, de romans et de séries ; la lecture est vite devenue très fluide. Puis, de retour à l’école pendant deux années, j’ai remarqué qu’elle perdait progressivement cette passion pour la lecture, mais cette dernière est rapidement revenue dès qu’on a recommencé l’instruction en famille. A nouveau scolarisée en 3ème depuis la rentrée, elle semble garder son enthousiasme pour la lecture. (On l’y aide un peu, en veillant à ce qu’il n’y ait plus d’écrans dans sa chambre après 20h…)

Enfin, pour Girl4 qui a  6,5 ans, on est en plein dans cet apprentissage. Dès 4 ans, elle a souhaité apprendre à lire, mais ne connaissait pas encore les sons des différentes lettres. Je ne l’ai pas freinée dans son envie d’apprendre et j’ai ressorti la méthode de lecture des grands. Elle était très fière, et pendant des mois, nous avons avancé très lentement en effectuant d’autres exercices de phonétiques en parallèle et des activités sur le langage en Montessori. Je n’avais qu’une peur, c’est qu’elle se démotive et perde son enthousiasme pour apprendre. Alors quand je sentais son désintérêt pour les lettres, je n’insistais pas et pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines, on n’ouvrait pas la méthode. Par moment, elle redevenait demandeuse. J’ai donc suivi sa motivation au fil des saisons.

Quand elle a eu 5 ans, j’ai senti que son oreille était plus affinée ; elle connaissait les sons de quasiment toutes les lettres ; elle semblait plus disposée à entrer vraiment dans la lecture. Il y a encore eu des moments où elle n’était pas vraiment motivée, alors on avançait tranquillement, par pallier. Parfois, on laissait tomber pendant quelques semaines la méthode et quand on reprenait, j’avais l’impression que quelque chose s’était construit dans son cerveau pendant ce temps de latence. J’étais étonnée par ce cheminement, et face au manque de régularité dans son entraînement à lire, je pensais que ce temps trop long finirait par la désintéresser de la lecture.

Et puis, un peu avant 6 ans, il y a eu un déclic. Elle a commencé à essayer de déchiffrer tout ce qu’elle voyait autour d’elle : les panneaux, les emballages alimentaires, les cahiers de ses frères, les prospectus qui traînaient, les titres des livres, et même, quelques phrases dans les lectures offertes du soir. Son intérêt était vraiment réel. Tout est allé très vite : on est allé au bout de la méthode, et je l’ai rapidement observée se diriger vers des romans pour lecteurs débutants, réclamer d’emprunter des documents à la bibliothèque, se mettre à lire tout ce qui lui tombait sous les yeux !

En ce moment, à 6 ans et demi, elle lit avec de plus en plus d’aisance et de passion. Je la retrouve régulièrement dans son lit, installée avec un livre dans les mains, en pleine lecture. Elle vient ensuite m’en donner un petit résumé et on sent le plaisir qu’elle a à découvrir toutes ces histoires. Je n’ai pas connu un tel intérêt pour la lecture avec les autres, même avec Girl1 qui pourtant aime lire. Ça semble un peu comme magique…

Le respect du temps d’apprentissage peut-il être uniquement à l’origine de son grand intérêt pour la lecture ?

Je cherche ce qui, en dehors du travail formel pour l’initiation à la lecture, peut améliorer cet apprentissage :
– la confiance en soi,
– la stimulation par des plus grands,
– un vocabulaire plus riche,
– des échanges constants avec des adultes ou des enfants plus grands (pour un enfant non scolarisée),
– des lectures offertes quotidiennes plus nombreuses,
– l’impact négatif des écrans s’ils sont trop présents dès le plus jeune âge,
– etc…

En 2009, au moment de déscolariser nos enfants, j’avais réalisé une étude des méthodes de lecture en vigueur, en me renseignant sur les meilleures chances de réussites, sur les méthodes les plus efficaces. Et je me rappelle à l’époque être dans un flou certain tant les opinions divergeaient (et divergent encore) sur ce sujet délicat. Je reste convaincue que chaque enfant rentre dans cet apprentissage avec un passif et une expérience personnelle qui va l’aider plus ou moins à acquérir cette compétence ; mais je reste encore en questionnement sur comment la passion de la lecture touche tel ou tel enfant. J’ai dans mes amies, l’exemple d’un enfant qui, malgré un apprentissage difficile lié à une dyslexie, est un enfant qui aime lire !…

J’ai quelques éléments de réponse avec mes quatre enfants, mais j’aimerais avoir d’autres retours de professeurs des écoles, d’enfants qui ont appris à lire après 8 ans, ou d’enfants qui ont découvert le système seuls… Et qui ont un réel enthousiasme à lire.

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Concentration et « recentrage »

Pour un travail efficace, il est nécessaire que l’enfant se recentre et soit entièrement disponible à la tâche qu’il va accomplir.

Il est possible de lui proposer une écoute musicale ou une courte séance de méditation avant une séance de travail. Pour certains aussi, un effort physique intense d’un quart d’heure peut permettre de se défouler et de mieux se concentrer par la suite. Dans cet article, je vous propose d’apprécier les bienfaits du mandala. Très connu pour le coloriage, de nombreux livres en proposent des centaines de modèles. Mais le bénéfice du mandala est encore plus grand, si on le réalise soi-même.

Il permet d’atteindre un équilibre, d’être en harmonie avec soi-même et son environnement, de se détendre. Un exercice efficace également pour accepter ses imperfections, pour apprendre à ne pas se juger lorsque la symétrie n’est pas parfaite, exercice d’autant plus complexe dès lors qu’on se rapproche de l’âge adulte. La pratique permet cependant de travailler ce dernier point et d’accepter de mieux en mieux ses défauts.

Le mandala, en sanskrit, signifie cercle. Il est organisé autour d’un centre. Chez les tibétains et les indiens, il représente le rapport de l’être humain avec l’univers et il est utilisé pour la méditation. Mais on le retrouve partout autour de nous : rosaces, corolles de fleurs, flocons, toiles d’araignée… Les exemples sont nombreux si l’on prend le temps d’observer.

En demandant à un enfant de dessiner son mandala, puis de le colorier, l’intérêt est multiple : il se pose, se calme et retrouve un équilibre qui le conduira à être plus disponible et centré sur son travail.

Pour dessiner un mandala :

  • tracer un cercle.
  • diviser le cercle en six quartiers comme pour réaliser une rosace (on peut aussi tracer 2, 4, 8 ou plus de quartiers).
  • commencer à tracer une ligne quelconque dans le premier quartier, et la reproduire à l’identique dans les autres.
  • dessiner une autre ligne toujours au feeling et la reproduire à nouveau dans les cinq autres quartiers…

Une fois terminé, on peut passer au coloriage. Le coloriage de l’extérieur vers le centre, permet de se recentrer. Du centre vers l’extérieur, on travaille sur l’ouverture au monde.

Simple à réaliser, avec une infinité de possibilités, le résultat sera vite satisfaisant aussi bien sur le papier qu’à l’intérieur de soi.

Exemple de mandala réalisé en duo avec ma fille de 6 ans.

Quand la nature nous appelle…

 

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Moments privilégiés de partages et de découvertes, les balades en pleine nature, on aime.

La marche en plein air nous ressource. C’est souvent l’occasion de longues discussions, main dans la main ; le temps de paroles sur la vie ; le moment où chacun décharge les tensions accumulées dans la journée ou la semaine. On se sent apaisé et on prend le temps de l’échange.

Parfois, c’est une conversation inachevée, une interrogation ou un problème non résolu qui surgit de manière inattendue. C’est un peu comme si le corps se libérait lentement et laissait l’esprit vagabonder au gré de ses pensées. Un flux continu d’images, de mots et de sensations vécus défile dans la tête de l’enfant. Soudain, l’esprit s’arrête et l’enfant exprime alors à l’oral ce qui lui traverse la tête. Il nous en fait part et nous sommes à l’écoute pour lui répondre.

La nature est propice à ce genre d’échanges. Pendant la promenade, la relation parent-enfant est plus intime et plus forte. Peut-être sommes-nous plus disponibles pour écouter l’enfant, moins accaparés par notre quotidien. Le temps est ralenti, mais pas le cours de nos pensées…

C’est aussi le temps de l’apprentissage. L’enfant découvre, il s’intéresse à chaque petite chose insolite qui attire son attention. Souvent les adultes associent la promenade à une marche rythmée et régulière vers un but à atteindre. Mais l’enfant, lui, court, s’arrête, observe, touche, sent, repart en marchant, s’arrête à nouveau… Si on le suit dans son excursion, la promenade sera bien souvent très courte en distance, mais d’une richesse incroyable d’un point de vue sensoriel !

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L’enfant remarque et observe la petite bête ou le petit objet insignifiant à nos yeux. Il s’interroge, pose des questions, veut comprendre comment s’organise cette nature. Et si l’on se remet à son niveau d’enthousiasme et que l’on se laisse guider par nos sens et notre imaginaire, la balade prend une tout autre forme…

 

 

On a marché sur la lune !

C’est Girl4 qui s’est élancée la première dans ce voyage dans l’espace pour étudier la Lune…

Dans une ingénieuse maquette, elle s’est positionnée sur un cercle symbolisant la Terre, et a suivi la rotation de la Lune autour de notre planète et a pu ainsi observer les différentes phases de cette dernière au cours de son cycle de 29,5 jours. La Lune était elle-même éclairée par un spot symbolisant les rayons du Soleil : nouvelle lune, croissant de lune, quartier de lune, lune gibbeuse, pleine lune… Ces mots n’ont maintenant plus de secret pour nous. Et avec les plus grands, on a parlé des éclipses de Lune et de Soleil.

La Lune, c’est aussi cet astre blanc que l’on voit dans le ciel noir et qui semble aussi gros que le Soleil, cet autre astre jaune que l’on observe dans le ciel pendant la journée. Mais en réalité ? La Lune est environ 400 fois plus petite que le Soleil, mais 400 fois plus proche de la Terre que lui. Alors depuis la Terre, ces deux astres donnent l’impression d’être de la même taille.

On a également pu observer un vrai morceau de Lune ! Cet échantillon était une météorite tombée sur la Terre ; ce n’était pas un morceau ramené par les américains lors de leurs missions Apollo. Eh oui, on a aussi appris qu’à la fin des années soixante, des Hommes sont allés sur la Lune. On le savait déjà, mais on a pu regarder les premiers pas de Neil Armstrong et Buzz Aldrin dans un film d’époque, le vrai film qu’ils ont tourné en 1969 à leur arrivée. Et sur la carte de la Lune, on a situé la mer où ils ont posé leur module : elle s’appelle la « Mer de la Tranquillité ». On l’appelle mer, mais il n’y a pas d’eau dedans. C’est juste une zone de cratère immense qui apparaît plus sombre sur la surface de la Lune.

Finalement, on s’est interrogé sur l’origine de la Lune. D’où venait-elle ? Une théorie avance qu’il y a 4,5 milliards d’années, Théia, une planète de la taille de mars, serait rentrée en collision avec la Terre. Ce choc d’une terrible violence aurait détruit Théia et éjecté ses restes et des morceaux du manteau terrestre dans l’espace. Cette matière sous forme de gaz, de poussière et de roche aurait été projetée rapidement et se serait mis en orbite autour de la Terre. En quelques années, ses matériaux se seraient agglomérés sous l’effet de la gravité et auraient formé la Lune. Mais les tourments de la Lune ne font que commencer : elle est en effet fortement bombardée par des comètes, des astéroïdes et des météorites. Elle subit une très forte activité volcanique, la lave détruit sa croûte et se répand en vastes plaines. Ce sont ces taches sombres que l’on voit à l’œil nu sur sa surface. La Lune est un astre mort, son aspect n’a pas changé depuis cette époque ; aucune érosion, pas de vie… C’est tellement passionnant !

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Mais notre voyage sur la Lune a pris fin, car il fallait rentrer sur la Terre pour le pique-nique !

NB:  Visite de l’exposition « Lumières sur la Lune » à la Galerie Eureka de Chambéry.

Vie de château et blasons

Ce sont des témoignages exceptionnels du passé que nous sommes allés découvrir aujourd’hui au château d’Annecy. dans le cadre des ateliers scolaires proposés par l’équipe éducative du château. « Former le regard, apprendre à regarder une œuvre ou une architecture, lire un paysage, comprendre un aménagement, donner des repères plastiques et historiques, établir des liens entre arts, lire le patrimoine. » Ces ateliers proposés pour les scolaires sont réadaptés à notre groupe d’âges variables (2 à 15 ans) d’enfants en IEF et permettent une approche historique, artistique et scientifique en lien avec la ville, son passé et le lac.

Nous avons donc découvert des pièces datant du XVe siècle, objets du quotidien qui ont circulé entre les mains de nos ancêtres : traces écrites sur des parchemins, sceaux, armes, meubles en bois, tapisseries, poteries, bijoux…

A la fin du Moyen Age, le territoire savoyard voit la naissance d’un duché sous le règne d’Amédée VIII en 1416. De nombreux châteaux occupent ce territoire. Lieu de pouvoir militaire, où s’élaborent le début des fonctions politiques et administratives. Lieu où l’art a aussi sa place et nous avons pu le voir au travers des nombreuses œuvres conservées presque intactes jusqu’à aujourd’hui.

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Les enfants ont ensuite participé à un atelier héraldique. Un mot bien savant pour désigner la science du blason. Le blason est à l’époque un élément indispensable pour que les chevaliers entièrement recouverts de leur armure puissent se reconnaître. Il est dessiné sur chaque écu ou bouclier. De formes variables, il est découpé en neuf parties – appelées points – mais qui ne sont pas représentées physiquement sur le blason. C’est le partitionnement qui correspond au découpage physique du blason. Celui-ci peut être plain sans aucune ligne de partage, ou découpé en quartiers de différentes tailles.

Les symboles utilisés, aussi appelés meubles, sont des formes géométriques ou des représentations stylisées d’animaux, de végétaux, d’êtres humains… On retrouve par exemple des croix, des aigles, des lions, des animaux fantastiques, des fleurs de lys, des trèfles, le soleil, des armes…

Saviez-vous que le nom des couleurs étaient différents autrefois ? Pour les émaux, le bleu est nommé azur ; le rouge, gueules ; le noir, sable ; le vert, sinople ; le violet, pourpre. Pour les métaux, on parle d’or pour le jaune et d’argent pour le blanc.

Enfin, le bandeau en haut du blason, était réservé aux gens de rang noble.

Après un bref rappel de tout ce vocabulaire, dont le nom des couleurs surtout a attiré l’attention des enfants, chacun s’est choisi un animal ou un symbole le représentant et a réalisé son blason.

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Les petits jardiniers au potager…

Ce matin, attirés par la douceur des beaux jours et l’envie de jardiner, mes deux plus jeunes ont participé à un atelier de jardinage. L’occasion de partager un bon moment avec d’autres amis, de mettre les mains dans la terre et de découvrir ou redécouvrir quelques notions comme rempoter une fleur, reconnaître les légumes, observer leurs semis, utiliser les bons outils…

Deux heures d’échanges, de manipulations et de questionnements pour une sensibilisation aux cycles de la nature, aux cycles des saisons, un éveil aux sens, un partage entre petits et grands autour de la nature. Et peut-être inciter les parents à commencer un petit bout de potager avec leurs enfants. Car le jardinage offre bien plus qu’un simple éveil à la nature. Il est même à la source de nombreux d’apprentissages pour les enfants :

– Être en contact avec la nature et l’observer : la nature a ses propres lois et l’équilibre entre toutes les espèces peut être fragile. Les plantes ont des besoins, interagissent entre elles et avec leur environnement. Pour respecter ces besoins, il est nécessaire d’être attentif et de déduire du résultat obtenu les actions à mener. Être dans la nature, c’est aussi toucher, sentir, goûter… Être à l’écoute et ressentir de nouvelles sensations.

– Comprendre les cycles de vie : de la graine à la graine, toutes les étapes de la vie sont abordées. Suivre l’évolution d’une plante permet aussi de comprendre l’importance d’avoir de solides racines pour grandir. L’enfant, observe saison après saison, la répétition et la continuité du cycle.

– Apprendre la patience : chaque étape de la croissance nécessite un temps plus ou moins long qui va de quelques jours à plusieurs semaines. Ce temps nécessaire au développement de la plante est immuable et l’enfant devra attendre. Une lenteur parfois absente de notre société de plus en plus encrée dans l’instantané.

– Anticiper : pour le bon déroulement de toutes ces étapes, il faut prévoir à l’avance certaines actions, savoir à quel moment il faut faire ses semis pour qu’ils soient prêts à la bonne période de plantation. Anticiper aussi sur l’organisation du potager ou de la forêt comestible, en fonction de la taille des espèces, de leur compatibilité, de leur besoin en eau ou en lumière…

– Connaître la botanique : il est nécessaire d’étudier l’anatomie des plantes, savoir quelle partie de la plante est comestible (la fleur pour le brocoli, les racines pour la carotte, les feuilles pour la salade, les bourgeons pour le chou de Bruxelles, les tubercules pour la pomme de terre…), comment récupérer les graines, connaître les besoins de chaque plante, apprendre à les reconnaître et savoir leur nom…

– Connaître l’origine de son alimentation : l’enfant apprend par conséquent d’où vient une grande partie de son alimentation, comment elle est produite, goûte dans le potager de nouveaux légumes, peut approfondir quelques notions simples pour une alimentation équilibrée.

– Faire une activité physique au grand air : en plus de se nourrir mieux, l’activité de jardinage offre la possibilité à l’enfant de mouvoir son corps, de se dépenser physiquement et d’apprendre les bons mouvements pour préserver son dos par exemple. Respirer à l’air libre en toute saison.

– Travailler la motricité fine : le jardinage nécessite aussi une bonne maîtrise de certains gestes et de contrôler ses mouvements :  faire attention aux petits plants, utiliser les outils de jardinage, tailler, rempoter, manipuler la terre lors des semis…

– Apprendre à travailler avec soin : des activités précédentes découle l’apprentissage du soin par rapport aux plantes, mais aussi dans l’entretien de ses outils de jardinage.

– Acquérir le sens des responsabilités : l’enfant doit suivre son potager (arrosage des plantes, désherbage, entretien de son matériel…) s’il veut obtenir des résultats.

– Accepter l’échec : il arrive qu’il soit confronté à l’échec. Parfois la récolte n’est pas fameuse, ou les plantes ne poussent pas même s’il a fait de son mieux et qu’il a essayé de respecter leurs besoins. La nature donne, mais peut aussi garder. L’enfant devra accepter ses lois..

– S’émerveiller et partager : il sera ravi lorsqu’il pourra observer les premières feuilles de la graine germée ou qu’il pourra ramasser sa première récolte.  Ce sera aussi l’occasion pour lui de partager et d’offrir à son entourage sa production.

La liste peut encore être prolongée… Jardiner, c’est aussi prendre du temps ensemble et vivre en suivant la nature…

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Le voyage, source intarissable d’apprentissages…

Qu’apprend-on en voyage ?

Le voyage au long court est une source inépuisable d’apprentissages. Pour un enfant, c’est une adaptation au sens large, la possibilité de développer une grande tolérance face à un quotidien toujours changeant. C’est aussi découvrir des peuples et des pays aux coutumes différents, et affiner tous ses sens. Il grandit, s’autonomise, s’organise et se construit dans des univers très variés.

L’article ci-dessous, paru dans le CSN de décembre 2015, bulletin pour l’instruction en famille de l’association CISE (Choisir d’Instruire Son Enfant) développe quelques points de ces apprentissages que l’enfant acquiert et qui lui seront utiles au cours du voyage, et dans sa vie future pour s’adapter au monde de demain.

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