Concentration et apprentissages

La notion de temps n’existe pas chez l’enfant, ou tout du moins, le temps ne s’écoule pas au même rythme que celui de l’adulte. Il peut rester concentré sur une activité de manière intense très longtemps, et parfois rester centré sur un détail qui nous semble insignifiant. Il a la faculté d’absorber tout ce qui se passe autour de lui et dans son environnement.

C’est ce que Maria Montessori appelait « l’esprit absorbant ». Chez le tout petit, l’inconscience prédomine. Il n’a aucune volonté de faire les choses, mais son environnement interagit avec lui et le marque d’une impression forte, qui s’enracine au fond de son être. C’est ainsi qu’il évolue et que son psychisme se construit. En grandissant, il va perdre cet esprit absorbant qui imprime dans son esprit toutes ses expériences. La conscience prend le dessus, et l’intelligence se met en place pour continuer à le faire progresser dans ses apprentissages.
 

La richesse de l’enfant réside dans sa psychologie à part. Il est capable de s’instruire lui-même et d’absorber, de manière inconsciente, les connaissances de son environnement. Il développe ainsi une capacité d’adaptation extraordinaire. C’est ainsi qu’il apprend sa langue maternelle, la marche et un bon nombre de savoir-faire et savoir-être sans recevoir de leçons de la part d’un adulte. L’adulte a alors un rôle d’exemple : il fait et l’enfant refait après lui. Il est donc essentiel de prendre le temps de montrer les choses, même simples à réaliser, au jeune enfant pour qu’il ait le temps de s’en imprégner.

En grandissant, et en suivant ses intérêts, il développera d’autres compétences selon ses motivations ; et il devient capable de concentration et de persévérance. En respectant et en suivant son rythme d’apprentissage propre, chaque parent peut accompagner au mieux son enfant.

« Il est impossible d’être vivant et conscient sans être constamment en train d’apprendre quelque chose. »  John Holt

« Au lieu de considérer, comme le fait la scolastique, que l’enfant ne sait rien – ce qui est évidemment faux – et qu’il appartient à l’éducateur de tout lui apprendre – ce qui est prétentieux et irréalisable – nous partons, pour notre enseignement des tendances naturelles, chez tout individu sain, à l’action, à la création, à l’amour du beau, au besoin de s’exprimer et de s’extérioriser…» Célestin Freinet

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Lectures complémentaires : 
L’esprit absorbant, Maria Montessori
Les apprentissages autonomes, John Holt

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